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C’est une épaulette insolite. Une création colorée de Tristan, la vingtaine, qui a glissé quelques lamelles de sacs plastiques recyclés à l’intérieur d’un tissu en maille.

Ce matin-là, avec une dizaine d’étudiants en design de mode, penchés sur des tables de travail dans un atelier de couture de l’Atelier Chardon Savard à Paris, le jeune homme s’initie à la maille. “Les étudiants sont intrigués par cet univers qui les rend créatifs. Certains ont de l’affinité avec la souplesse du tissu”, commente Caroline Juteau, créatrice de mode et formatrice à l’école, qui les encadre ce jour-là.

Dès leur formation, ces futurs stylistes imaginent, dessinent, créent des modèles comme de vrais professionnels au sein de studios de création. À l’subject de trois ans d’études, suivies d’une année de professionnalisation, ils obtiennent un titre de designer de mode de niveau 6 (Eu) et II (Fr) enregistré par la CNCP (Fee nationale de la certification professionnelle). Ce qui équivaut à un bachelor. Au programme : des cours de dessin, d’illustration, de tradition générale, des workshops en model du modélisme….

Les écoles en quête de “profils pétillants, curieux, atypiques”

Les candidats sont recrutés à niveau bac, through un file de candidature et un entretien. “Nous adorons les profils pétillants, curieux, atypiques. La tradition générale est très importante aussi. Cultivez-vous, poussez la porte des musées, lisez, nourrissez-vous, conseille Laurence Piette, directrice de l’Atelier Chardon Savard. Imaginez que vous êtes un grand vase vide que vous remplissez de couleurs, de saveurs, de matières”.

Si il vaut mieux être doté de créativité et de sens artistique, faut-il absolument être très bon en dessin pour réussir à intégrer ces formations ? Pas forcément, répond Dominique Beccaria, la directrice générale de l’école de Condé qui suggest aussi un bachelor de designer ou styliste de mode. “Ce qui est essential, c’est le désir, la volonté, la curiosité. Au XIXe siècle, toutes les jeunes filles de bonnes familles savaient jouer du piano sans être toutes douées pour la musique. De même, nous pouvons tous apprendre à représenter la réalité par le dessin. Ce qui est à développer, c’est la fibre artistique wise des étudiants. Quelles que soient les appétences de départ, les intelligences se structurent”.

Pour Laurence Piette également, la power de travail et la volonté sont déterminantes. En outre, “l’aptitude à se renouveler en permanence, est une autre power du designer de mode”, précise la directrice de l’Atelier Chardon Savard.

“Un créateur de marque de mode doit avoir des notions de enterprise”

Les étudiants formés au design de mode de l’Atelier Chardon Savard enchaînent généralement par un cursus de deux ans de créateur de marque de mode, comprenant six mois de stage minimal. Du côté de l’école de Condé, après le bachelor, ils optent aussi pour une poursuite d’études, intégrant souvent le mastère de path artistique de la mode. De quoi “passer du savoir-faire au savoir-être, d’un apprentissage métier à un apprentissage qui va donner du recul, permettre de supervisor une équipe”, détaille Dominique Beccaria.

Les étudiants créent leur assortment personnelle en mastère. 30% des stylistes designers de mode étant indépendants, ces écoles veillent à développer leurs capacités entrepreneuriales. “Un créateur de marque de mode doit avoir des notions de enterprise, d’économie, de communication”, souligne Laurence Piette.

Les clés de l’insertion professionnelle

Dès la formation, il faut penser insertion professionnelle. “La mode est le secteur du design le plus complexe, attirant nombre de prétendants, explique Dominique Beccaria. Les étudiants trouvent du travail à situation d’être prêts à déplacer des montagnes. Multiplier ses expériences est indispensable. Il faut effectuer des phases, partir à l’étranger, tester de petites et de grandes entreprises, du prêt-à-porter, de la high fashion… Enrichir son réseau guarantee une insertion professionnelle plus qualitative.”

Tristan, lui, est déjà prêt à déplacer des montagnes. Le projet de l’étudiant, wise à l’écologie : créer sa propre marque vegane de designer de mode. Et pourquoi pas, se lancer dans l’upcycling. C’est une approach qui consiste à offrir une seconde vie à nos vieux vêtements en les transformant en nouvelles pièces.

Pour l’heure, avec son épaulette colorée, il a tenté de “retranscrire la air pollution dans la nature, évoquer les déchets jetés dans les décharges sauvages, dans la mer. Pour la création, j’ai utilisé des sacs plastiques très polluants”. C’est une pièce qu’il prendra en picture pour son book, la carte identité artistique des designers de mode. Construit tout au lengthy de la formation, c’est celui-ci qui lui permettra de décrocher des contrats ! Un travail de longue haleine.

Design ou stylisme de mode : quelles sont les formations?

De nombreuses écoles proposent une formation aux métiers de la mode. Parmi celles-ci: l’Institut Français de la Mode (union de l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne et de l’IFM), l’école Duperré, Esmod à Paris (également présent à Bordeaux (33), Lyon (69) et Roubaix (59). On peut également mentionner d’autres établissements, comme le Studio Berçot, l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs), l’Istituto Marangoni et LISAA (Institut supérieur des arts appliqués), tous à Paris, ou l’université de la mode rattachée à l’université Lumière Lyon 2.

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Categories: Decor

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