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Je retrouve Mathieu, premier freelance à faire partie de ma nouvelle série de portraits, dans les rues de Montmartre. La météo n’est pas vraiment au high, mon photographe a oublié la carte mémoire de son appareil picture, mais on a tous le sourire. Autour d’une bière l’entretien start finalement avec un peu de retard. Ce n’est pas grave, nous sommes tous freelances et pas pressés !

Hi there Mathieu, tout d’abord un grand merci à toi d’être là aujourd’hui et de me consacrer un peu de temps. Tu es un peu le cobaye de ma nouvelle rubrique : « Dessine-moi un freelance ! » L’avantage quand on passe en premier, souviens-toi des exposés au collège, c’est qu’on est toujours plus clément avec le premier. Allez, on se lance avec des questions plutôt basiques. Qui es-tu ? Que fais-tu ? Bref, parle-nous de toi !

Je m’appelle Mathieu Bernat, je suis movement designer freelance depuis maintenant deux ans. Je fais principalement du movement design, mais également de la réalisation, du montage vidéo et un peu de picture. Avant j’étais en CDI chez Endemol pendant trois ans et demi où j’étais responsable du pôle montage au sein du développement où je m’occupais de tout l’side vidéo et graphisme d’Endemol. Donc c’était assez varié, je faisais des trailers, des logos, des chartes graphiques.

Donc en gros t’es en practice de me dire que t’avais un tremendous job dans une très bonne boite et que tu as quand-même tout plaqué pour devenir freelance ? Pourquoi ?

Pourquoi ? Alors je vais te répondre (rires). C’est très easy ! J’ai quitté Endemol parce que je me suis rendu compte au bout d’un second que le matin j’avais perdu l’envie d’aller au boulot. Donc je me suis dit qu’il y avait quelque selected à faire, quelque selected à changer. J’ai alors décidé de quitter cette boîte et par la même event mon CDI pour me lancer en freelance.

Ce n’est quand-même pas évident de tout quitter du jour au lendemain et de se lancer en freelance. Quelles étaient tes appréhensions ?

En effet, mais dans mon domaine il y a quand-même beaucoup de gens qui sont freelances, alors je savais que c’était quelque selected de commun et de doable. Après c’est vrai que je n’avais aucune expérience de freelance et dans mon entourage proche je n’avais personne qui ne l’était. J’avais pas mal d’appréhensions, je ne savais pas exactement remark ça se passait. J’ai appris sur le tas tous les features administratifs et financiers.

Une fois la décision prise, il a bien fallu que tu annonces la nouvelle à ton entourage. Remark ont réagi tes mother and father face à ce changement de vie quelque peu risqué ?

Au remaining assez bien, mais c’est vrai qu’au début j’ai eu la réaction de la maman protectrice qui m’a donc un peu déconseillé de lâcher un CDI bien payé. Mais après je lui ai expliqué ma démarche et en fin de compte mes mother and father m’ont soutenu dans ce projet. Mais il vrai qu’annoncer que tu quittes ton CDI pour quelque selected d’inconnu, d’instable, surtout pour les mother and father c’est une selected peu évidente. C’est une autre génération qui n’a pas la même imaginative and prescient de l’emploi. Mais je te rassure, aujourd’hui ça se passe très bien et ils me soutiennent ! Bisous papa maman !

Comme mes lecteurs sont ou ont été salariés, as-tu une petite anecdote marquante d’openspace à partager avec nous ? N’importe quoi d’ailleurs : quelque selected qui t’a fait hésiter à partir ou au contraire t’as encouragé à tout plaquer !

Dans ma boite on était trois personnes à avoir accès libre à un compte Twitter caché. On y tweetait les phrases improbables qu’on entendait au bureau et on le consultait tous les jours. La picture de profil, c’était le portrait de notre boss que j’avais dessiné moi-même pendant un brainstorming. Ça nous faisait beaucoup rire.

Un jour tu as donc tout quitté, le réveil ne sonnait plus le temps, plus de boss qui t’attendait. Remark étaient tes débuts de freelance ? Quelles ont été les premières difficultés ?

C’était génial ! (Rires.) Non mais en plus j’ai quitté mon CDI en été, période creuse, c’était finalement comme si j’avais pris de longues vacances. C’était aussi une perte graduelle de tout ce qui nous raccroche à notre vie de salarié : les réveils, les habitudes et les réflexes. Mais après, il faut commencer à penser comme un freelance, à s’organiser, à démarcher, and many others. C’est arrivé assez vite, mais comme j’ai pu le faire en juillet août, ça s’est plutôt fait en douceur. Quant aux difficultés, j’ai eu de la probability puisque j’ai eu très rapidement mes premiers shoppers. Pour le coup, c’est le problème habituel des freelances, de ne pas tout de suite trouver des shoppers. Pour moi la première difficulté a été d’ordre administrative : je me suis retrouvé à gérer le Pôle emploi, l’ACCRE et l’ARCE, la création du statut, les premières factures. Toutes ces choses dont on think about ne pas avoir besoin dans l’immédiat, mais qui arrivent assez vite. On découvre tout par soi-même et on doit tout faire de A à Z, c’est vraiment ça la première difficulté.

Le statut d’auto entrepreneur a été sous le feu des projecteurs, des lois ont été votées et nous sommes passés de près à côté d’une limitation dans le temps de l’exercice de ce statut. Si tu avais les moyens d’influencer ce statut, de le changer, que ferais-tu ?

A ce jour, le statut me convient très bien. Si il reste en l’état tant mieux ! La seule qui pose problème à mes yeux, c’est la facturation et le paiement des freelances. Parce qu’un freelance est vraiment démuni par rapport à ça. C’est-à-dire que les entreprises sont vraiment en place de supériorité par apport à un freelance qui n’est finalement qu’un particulier chez lui et qui n’a pas cette machine de comptabilité derrière lui pour le soutenir. C’est donc souvent difficile de se faire payer à temps, de se faire entre guillemets respecter.

Parle-nous alors de tes petits bonheurs de freelance. Les choses qui te font dire : »Voilà, c’est pour ça que je suis devenu freelance ! »

Alors il y en a plusieurs. (Rires). Bon moi déjà, personnellement j’ai un rythme de sommeil qui est assez décalé, donc le fait de pouvoir être en accord avec celui-ci m’organize plutôt bien. Pouvoir gérer mon réveil, mon temps de travail à ma manière c’est génial. Il y a aussi le fait de ne plus avoir en tête cet espèce de chronomètre, de calendrier et de se dire : « On est jeudi, demain soir c’est enfin le weekend. » Là en tant que freelance, c’est vraiment différent. On est beaucoup plus libre dans sa tête.

Si tu pouvais influencer ton avenir et avoir une idée précise de ce que tu pourrais faire. Où te verrais-tu dans quelques années ? Quel est ton objectif, ton plan quinquennal ?

En réalité, j’ai déjà changé régulièrement de cap et de spécialisation. A la base je ne voulais que faire du montage vidéo, ensuite j’ai fait du graphisme, du movement design, de la 3D… J’aime bien changer assez régulièrement d’activité. J’ai assez souvent de nouvelles « obsessions » ou passions, j’aime bien le changement, la diversité. Ce qui me travaille en ce second, c’est la réalisation de documentaires. Faire de la réalisation, tout en étant un peu plus en amont sur la partie créative, comme la recherche d’idées, de ideas, un peu de journalisme, ce style de choses. J’aimerais raconter des histoires.

Du coup, peux-tu nous parler d’un projet qui te représente plus que les autres et qui serait en accord avec ce que tu as raconté précédemment ?

Le projet dont je suis le plus fier, c’est le documentaire « Don’t Say Two », qui est un documentaire courtroom que j’ai réalisé avec mon associé David Guersan lors de notre voyage à New York. Il rentre vraiment dans ce que j’ai pu dire tout à l’heure. C’est une approche un peu différente, pas juste faire du movement design mais gérer tout un documentaire de A à Z en trouvant un angle, une histoire, faire découvrir un personnage. Ce documentaire présente l’histoire d’Harry Rolland qui est un personnage newyorkais haut en couleur puisqu’il vient chaque jour à Floor Zero pour raconter sa model très personnelle du 11 septembre.

https://www.youtube.com/watch?v=uSz8fH9Jik4

Enfin, as-tu un conseil à donner aux freelances, qu’ils soient déjà actifs ou encore en plein lancement de leur activité ?

Oui j’ai un conseil qui marche plutôt bien, peu importe le statut d’ailleurs. C’est un conseil qu’on m’avait donné à l’époque où j’étais encore en CDI et qui fonctionne très bien dans mon domaine. C’est de faire toujours un peu plus que ce que l’on va te demander. C’est-à-dire qu’on nous demande de faire quelque selected, que ce soit un brand ou une charte graphique, mais de le faire en apportant un petit plus, de faire un effort supplémentaire pour améliorer le rendu, même si à la base ça n’était pas demandé. C’est souvent une démarche très appréciée et qui permet d’avancer. Ça marque généralement les gens et leur donnent envie de retravailler avec toi.

Et maintenant une query cruciale ? Regrettes-tu d’être devenu freelance ?

Absolument pas ! Au-delà de l’argent, du travail et de tout l’side logistique et pratique, je suis dix fois plus heureux dans ma vie en tant que freelance. Je me suis rendu compte que j’avais quitté une construction qui ne me convenait pas, qui a certes ses avantages pour certaines personnes, mais pour moi en tout cas le statut d’auto-entrepreneur me correspond vraiment beaucoup mieux. Je n’ai pas du tout envie de reprendre un CDI.

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